Pour en finir avec les alias et autres pseudos.

Anne/Céleste

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Voilà. J’ai fêté il y a peu (bien tristement d’ailleurs) mon soixante dixième anniversaire. J’avais donné à Céleste Brume quelques années de moins, pour la rendre un plus visible sans doute.

A la fin du siècle dernier, l’arrivée d’internet dans la sphère privée avait ouvert les vannes d’échanges facilités : commenter l’actualité devenait autrement plus commode qu’avec la voie postale dont nous disposions jusque là.

Quand Google à peine créé était encore loin de son apogée, que Facebook ni Twittter n’existaient encore, des groupes se formaient sur différents serveurs dont Yahoo ne fut pas le moindre. C’est là que se créa d’abord celui des « Lecteurs du Figaro » (avec à l’origine la complicité de feu Max Clos qui nous y accueillait à coup d’arobases) . Je fus invitée à les rejoindre pour y défendre nos idées anti-socialistes et préparer les Présidentielles… de 2002.

Je n’imaginais même pas, alors,  prendre un « nom de plume », et c’est sous le mien que des années durant, ici et là, j’ai « commenté » l’actualité politique surtout d’ailleurs dans mes « Annotations limousines ».

C’est seulement vers 2011, pour féliciter un artisan « branché  sur Facebook », que je m’y inscrivis rapidement sous ce nom d’emprunt, le premier qui me vint immédiatement à l’esprit : Céleste Brume naquit ainsi d’un compliment sur l’installation d’une salle de bains…..

Il est vrai que depuis les présidentielles de 2012 et jusqu’aux dernières, Céleste Brume n’a pas chômé. Jusqu’au mois de mai.

Fillon défait, Macron fut porté au nues par les foules : à l’instar de tant de Français, j’en suis encore sidérée.

La voix de Céleste Brume s’est éteinte sur sa victoire non souhaitée.

La mienne ne peut que l’encourager à réussir ce qu’il s’est engagé à mener: le relèvement, espéré, de la France. Pour ceux qui viennent, pour ceux qui suivent.

C’est donc ici mon dernier billet.

Anne Argillet-Mitteau

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Vague djihadiste, propagande et comptes sociaux

Die Welle

Die Welle, un film de Dennis Gansel, 2008

La diffusion opportune du film allemand sur les écrans d’Arte aura au moins permis à ceux qui l’ignoraient encore à quel point les adolescents sont fragiles et, avec eux, les démocraties les plus abouties. Il suffit en effet, dans cette expérience, d’une petite semaine « thématique » à un professeur en mal de reconnaissance pour transformer 98%t de sa classe en véritable « camp de base » d’une nouvelle forme de dictature.

On ne peut s’empêcher de penser à ce qu’a pu produire sur certains esprits l’expérience initiale, telle que réalisée par Ron Jones à Palo Alto en ….. 1967 et rappelée vingt ans plus tard dans le film allemand : une troisième vague que serait en train de faire lever cette nouvelle dictature islamique dont la dimension religieuse n’est que le prétexte initial : les notions de communauté, de solidarité, mais surtout d’adhésion sont en effet primordiales dans cette sorte de propagande que l’on a vu gagner ici et là au cours de notre histoire récente et produire tout aussi bien le communisme, le nazisme et toutes formes de fascisme Mais c’est encore la notion d’exclusion qui est ici la plus importante, car elle y est « totalitairement » indissociable de celle d’adhésion. Celui qui n’adhère pas doit être exclus. Éliminé.

Ce que l’on perçoit clairement aujourd’hui et un peu tardivement d’ailleurs puisque le processus était à l’oeuvre depuis plusieurs années déjà, c’est l’étendue du dégât qu’est maintenant capable de causer cette « troisième vague ». Elle ne s’est créée puis développée que grâce à ces outils de communication redoutables que sont les « réseaux sociaux », Facebook, Twitter et autres applications disponibles sur téléphones portables.

Des « experts » prétendent que la « contre-propagande » est à l’oeuvre. le Figaro nous annonce aujourd’hui que certains comptes sociaux «  seraient devenus silencieux », ce dont on ne peut que se réjouir d’ailleurs.

Notre pays est paraît-il grand pourvoyeur de cette épouvantable soldatesque souvent bi-nationale. La Hollande, qui n’est pas loin derrière, a décidé de retirer à ses participants leur passeport hollandais, car la plupart sont bi-nationaux. Pourquoi d’ailleurs devraient-ils avoir deux nations ? Ils n’en ont qu’une, celle où les a poussés cette vague de haine qui ne vise qu’à détruire au profit, bien sûr exclusif, de ceux qui les dirigent. Et dont ils seront eux-mêmes exclus.

Des avions, des bombes, des infiltrés sans doute sont en train de lutter contre cette l’armée d’hystériques quasiment plus puissante que la nôtre. Espérons seulement que cette vague ne continuera pas, comme tout nous porte à le croire, à faire chez nous le mal qu’on l’empêchera de faire ailleurs.

Économie de lecture : Eric Zemmour a lu pour nous les 138 pages de C. Taubira (12 €)

livresJe voudrais relayer ici cette critique édifiante livrée aujourd’hui au Figaro par Eric Zemmour sur la récente publication de notre garde des sceaux. Il lui a fallu un certain courage, comme il nous l’indique ici :

« C’est une expérience douloureuse et singulière que la lecture d’un texte signé Taubira. On en ressort courbatu, une barre au milieu du crâne, comme après une soirée trop arrosée par un mélange indistinct de grands crus et de mauvais vins, ….… »

Nonobstant, il a poursuivi, et je vous ferai grâce de la suite que les lecteurs du Figaro pourront retrouver dans l’édition du 13 mars. Ce plaidoyer pour des libertés qui ne sont pas conçues comme les nôtres (la mienne en particulier) semble passablement ennuyeux et nous en ferons volontiers l’économie (12 euros quand même).

Je ne résiste cependant pas à relayer la conclusion de sa critique, car elle est grave :

« Il ne faut pas se méprendre. Les intentions belliqueuses de notre garde des Sceaux sont affichées. Point d’hypocrisie ou de dissimulation. Taubira a compris que le monopole culturel et sémantique de la gauche était en péril ; qu’on ne pouvait plus entendre sans rire sa logorrhée sur « les droits de l’homme », le « vivre-ensemble » ou les « heures noires de notre histoire ». Taubira l’annonce ouvertement : « Cette bataille est essentielle et urgente ; nous la livrerons et nous ne ferons aucun quartier…
À la lire, on comprend que tous les moyens seront bons : l’indignation de façade, les menaces et les invectives et les mensonges, la culpabilisation forcenée, les campagnes médiatiques de propagande, la destruction de ce qui nous est le plus cher, les mesures liberticides. Ce livre est une déclaration de guerre au peuple français, s’il lui prenait l’envie de redresser la tête et de ne plus subir le joug de ses maîtres bien-pensants. »

Tout est dit. Merci M. Zemmour.

Pourquoi j’ai viré Atlantico (de mes liens favoris)…..

photo melty.fr : Non lieu pour Nicolas Sarkozy dans l'affaire Bettencourt

photo melty.fr : Non lieu pour Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bettencourt

Dès sa création, j’avais aimé ce son de cloche qui semblait un peu moins fendue qu’ailleurs. Un vent de liberté, en somme, contre un gauchisme envahissant et pratiquement tout puissant. De bonnes plumes s’y produisaient pour contrer les dérives d’une idéologie uniforme et pesante.

Las, on ne semblait guère y avoir apprécié à sa juste valeur un ancien Président qui n’a certes pas été parfait, mais qui aura fait tout son possible pour nous tirer d’embarras, et vers le haut.

Que des mains malveillantes se soient emparées de documents « enregistrés » de façon suspecte et les aient diffusés simultanément à des » canards » en vue, c’est de bonne guerre si l’on veut détruire. C’est très « tendance » cela, démolir. La détestation est à l’oeuvre et je ne me prive pas de la dénoncer.

On ne trouvera plus ici de liens vers Atlantico, ni même vers le Figaro qui censure un peu trop facilement des propos correctement hostiles au gouvernement en place, ce qui est de bonne guerre en somme, quand on voit le sort réservé hier et aujourd’hui encore à celui qui nous a évité le pire d’un désastre où son successeur ne manque pas une seule occasion de nous précipiter.

Mais que la feuille réputée « de droite » (ce qu’elle prouve ici ne pas être) s’acharne aujourd’hui encore à diffuser en ligne ces enregistrements, c’est le comble de ce que je n’hésite pas à nommer une « saloperie ».

J’invite mes quelques lecteurs à regarder plutôt ailleurs. Il reste en ce pays des organes de presse dignes de confiance et d’intérêt par ce qu’ils font honnêtement la « part des choses ». La Croix est un de ceux-là, même s’il me semble parfois s’égarer un peu trop à gauche, dans ce qui s’y trouve de plus néfaste au  sort économique de la France qui tombe.

Anne Hidalgo, la Mairie de Paris, le mépris de la « rigueur » budgétaire et …de la Moselle

la pelouse du Champ de Mars couverte de manifestants

la pelouse du Champ de Mars couverte de manifestants

Pauvres bobos parisiens qui, nous dit-on (ou veut-on nous faire croire) seraient susceptible d’élire Mme Hidalgo Maire de Paris ! Pauvres d’eux en effet, car cette dame n’est pas très regardante à la dépense, surtout quand on lui offre de faire une économie « hénaurme » pour sa commune. Cent mille euros, en effet, cela n’est pas rien pour une Ville, fût-ce Paris. Le prix demandé pour refaire une pelouse soi-disant « saccagée » par les familles bien tranquilles qui ont manifesté contre le « mariage pour tous » proposé, puis finalement  imposé par le gouvernement. Il est vrai qu’un million de personnes (même si cela ne doit jamais être officiel) cela piétine pas mal un gazon d’hiver. Ceci étant, on peut lire (mais  seulement  ou à peu près dans le Figaro ou Atlantico) que lorsque SOS racisme bousille la même pelouse, on n’est pas très regardant, à l’Hôtel de ville, sur le règlement de la facture.

Il y a beaucoup de choses, en effet, qu’on ne nous dit pas.

Voilà donc que Samuel Bingelmann,  jeune paysagiste mosellan,  vient lui proposer (à Mme Hidalgo) de refaire le Champ (de Mars) en herbe, et de le faire pour moitié moins, soit 50.000 euros,  mais encore à ses propres  frais. Ce qu’elle s’est empressée de refuser arguant que « ce serait moins bien fait » .  Difficile de voir là une simple maladresse dans  ce qui a été perçu et à juste titre, comme une insulte pour ce jeune entrepreneur et tout son personnel et ressenti par eux comme une humiliation. Et que dire des Mosellans, qui doivent se sentir quasiment ostracisés comme incapables provinciaux !

Je ne vois pour ma part dans cette attitude que celle de tous ceux qui aujourd’hui nous dirigent : mépris et rejet  pour tout ce qui ne s’accorde pas à leur dogme, dont la rigueur budgétaire est bien  la première exclue.