Invasions « barbares »

Migrants

Migrants clandestins

Les accords de Schengen ne visaient au fond qu’à rendre aux Européens ce qu’ils avaient connu par le passé : une facilité d’échanges d’un état à l’autre tels qu’ils s’effectuaient encore, malgré les conflits, au temps de Voltaire ou Chateaubriand. Une facilité que les conflits modernes, la guerre froide et la bureaucratie avaient très largement obérée, c’est peu dire.

Imaginaient-ils alors, (il y a trente ans) ces «Messieurs de Bruxelles» que cette unique frontière, englobant un espace devenu aussi vaste et prospère, serait bientôt franchie par des hordes de plus en plus vastes de migrants prêts à tout pour survivre en fuyant leurs pays en guerre, un avenir incertain, la tyrannie, la violence, la misère et la mort ? Et cela, à n’importe quel prix ?

C’est d’abord pour survivre, qu’ils fuyent. Tous ces non-musulmans d’Irak, d’Afrique ou de Syrie d’abord, victimes spoliées de ces fous d’Allah contre lesquels nous nous battons.

Certains migrants irréguliers ensuite, qui ne nous semblent parfois chercher, dans leur exil, qu’un moyen de profiter sans effort de tous ces « avantages sociaux  » dévolus à leurs peuples par nos démocraties. Car beaucoup, la plupart, sont victimes depuis des décennies d’organisations criminelles qui puisent dans cette demande croissante des revenus considérables qui alimentent les réseaux les plus pervers. Ce sont eux que nous pointons du doigt, ces migrants qui de bonne foi ont lourdement payé le prix d’un improbable passage et qui se sont retrouvés, bien vite, dépouillés de tout et même de leur identité.

Calais est à l’Angleterre ce que Ventimille est à la France, Lampedusa à l’Italie et Ceuta à l’Espagne: un point d’entrée dans ce qui est vendu ailleurs, mais surtout en Afrique, comme l’«Eldorado» européen.

A nous de leur démontrer le contraire. Notre Eldorado n’est plus-et c’est peu dire-ce qu’il était. Chez nous en particulier où notre croissance est en berne, l’emploi en rade, tout comme ces valeurs qui un temps nous ont rassemblés. Nous n’avons plus les moyens d’accueillir, d’accepter, d’intégrer autant d’étrangers qui pour un trop grand nombre ne souhaitent vivre qu’entre eux, mais chez nous, sans égard pour nos coutumes mais avec tous les avantages que notre classe moyenne écrasée d’impôts est presque seule à financer.

Sans doute avons-nous un devoir de charité vis à vis de ces populations en errance. C’est bien ce que nous rappelle notre Pape. A moins que nous n’ayons à payer durablement le prix de cette colonisation qui nous est tant reprochée : avoir montré ailleurs la voie du progrès, de la prospérité et de la démocratie, un actif que nous avions laissé et que des dirigeants manipulés ont ensuite largement saccagé, ne peut que faire rêver ceux qui espèrent retrouver chez nous ce qu’il y eut un jour chez eux et que leurs élites leur ont volé.

Nos voisins anglais ne veulent pas des migrants de Calais qui ne veulent pas rester chez nous. Que devons nous faire de ceux-là, et même de tous les autres ? J’avoue que je l’ignore.

Je me demande seulement : combien et comment Rome peut-elle accueillir de nouveaux « barbares »….. au Vatican?

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Une réflexion sur “Invasions « barbares »

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