Charité bien ordonnée commence par… la bureaucratie européenne

logo_partenaire_rond.img_assist_custom-215x214Je dédie les lignes qui suivent à tous les bénévoles qui oeuvrent ou ont oeuvré comme moi même au sein d’associations charitables pour venir en aide à leur prochain,  mais aussi à tous ceux que le sujet intrigue, intéresse ou passionne, car elles ont vocation, ces lignes,  à dénoncer une fois  de plus la suffisance, le mépris et l’incurie des quelques bureaucrates qui ont fait de l’Europe le champ de leurs diktats et l’objet du rejet de tant d’Européens.

Depuis le 1er janvier 2014, le Fonds Européen d’Aide aux Plus Démunis à remplacé (on se demande d’ailleurs pourquoi) le Programme Européen d’aide au plus Démunis (PEAD). Une nouvelle disposition, publiée au J.O.U.E.  fait état de nouvelles directives, notamment à l’adresse de la Banque alimentaire,  dont la plus étonnante est bien que « ces denrées alimentaires de base sont fournies gratuitement aux personnes les plus démunies ». On se demande ici ce qu’il en était avant ?

On trouvera ci-dessous  (Annexe 5) le libellé précis de cet engagement que la BA  doit faire signer à tous ses partenaires. On y exige en particulier de la BA qu’elle ne fournisse en aucun cas les épiceries « sociales », définies par le libre choix des denrées et une participation financière symbolique par article,  comme c’était le cas auparavant.
On y exige aussi que le « partenaire » puisse faire ce qu’en pratiqueil  fait depuis toujours  (engagement du partenaire) mais on lui demande de surcroît de devenir un véritable responsable de magasin, d’en tenir et d’en gérer les stocks, les comptes, les données, les entrées, les sorties, les  statistiques, les archives. Sans oublier les « tests gustatifs » trois mois après la « dluo » (date limite d’utilisation optimale), à ne pas confondre avec la DLC (date limite de consommation)

On se demande, dès lors, quand il trouve le temps, le « partenaire »,  de faire ce qu’il fait depuis toujours et – rappelons-le- bénévolement, pour accueillir, écouter, conseiller et finalement dépanner la (les) personne(s) en détresse.

Voilà encore un de ces « petits faits vrais » qui ruinent la réputation de ce que devrait être cette Europe qui nous est indispensable, mais où un petit nombre de bureaucrates prétendent imposer des règles ou des normes qui font fi de tout ce qui a déjà été entrepris et réalisé hors de la sphère d’action qu’ils prétendent mener, sans aucun égard pour le sens commun, la  responsabilité, l’initiative et l’esprit d’équipe de toutes celles et ceux qui consacrent une grande partie de leur temps à agir pour d’autres et que chacun de ces nouveaux diktats décourage et entraîne successivement à la restriction, au renoncement puis à l’abandon.

Et si les bénévoles arrêtaient tout simplement de l’être, que deviendraient ces associations et tout ce qu’elles portent à bout de bras et  souvent à leurs frais ? Car si certaines sont largement subventionnées, pour d’évidentes raisons politiques, ce n’est malheureusement pas le cas de beaucoup d’autres qui doivent demander toujours davantage à leurs bénévoles pour lever des fonds, ce qu’ils font le plus souvent avec dévouement mais qui requiert de leur part toujours plus d’engagement. Mais pour combien de temps ?

Annexe 5

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