Cette bombe sur laquelle nous sommes assis et que nous cachent ceux qui devraient nous informer

La révolte qui gronde

La révolte qui gronde

Ce n’est évidemment pas sur les plateaux télé que l’on peut apprendre quelque chose, n’en déplaise à ces animateurs pipolisés et satisfaits, bien  payés  pour organiser ces jeux du cirque où l’opposant  est confronté à leur technique d’obstruction, réduit quasiment au silence et fatalement livré à l’opprobre puisqu’il ne peut se défendre. Nos amis anglais sont de ce point de vue bien mieux lotis, avec une BBC qui s’est toujours érigée en défenseur de leurs libertés, dont l’expression est le premier stade : on y laisse parler l’interlocuteur qui a toute latitude pour s’expliquer.

On en est déjà à se demander si elle existe encore chez nous, cette liberté d’expression qui faisait l’un de nos  apanages, car il ne fait plus bon parler de réalités,  et ce n’est pas une fois encore  Alain Finkielkraut, je l’écrivais hier, qui pourra me contredire.
La vérité de son échec dérange à ce point notre pouvoir défaillant que la presse qui le soutient au trois quart s’est bien gardée de développer plus avant certaine enquête assez fouillée sur l’état des Français et dont Valeurs Actuelles a récemment repris la totalité.
Nous ne serons jamais assez nombreux à faire connaître cette situation que le sport et les tempêtes successives qui endommagent nos côtes, leurs territoires et leurs habitants ont beau jeu de faire éluder : tous les sujets  sont bons pour éviter ces vérités qui ne peuvent que nuire davantage à un dirigeant et à un pouvoir que moins d’un quart de la population approuve encore.

Sans doute n’est-il pas très raisonnable de comparer le temps présent à ce que fut, politiquement,  la très noire période des années trente, puisque la même eau ne coule dit-on jamais sous le même pont. Ceci étant, quand le mensonge se prend pour  » l’art de gouverner » et que les vérités ne se peuvent dire, alors, oui, il y a lieu de s’inquiéter. La France n’est pas « sortie de l’auberge », et n’en a pas vraiment pris le chemin.

Il reste malgré tout une bonne nouvelle (dans ce sondage) : si nous  Français  ne croyons quasiment plus en aucun de nos politiciens (à l’exception de l’ancien Président Sarkozy pour 36 % d’entre eux, et c’est le maximum),  nous demeurons fort heureusement très attachés à la démocratie (82 %). Et si  nous faisons font d’abord confiance, au même niveau,  en nos hôpitaux, en notre armée, notre  police et nos associations (nous savons bien tout ce qu’elles font pour nous) nous commençons à  considérer un peu mieux ces entreprises qui nous font vivre, et il est grand temps car elles sont la clé de notre futur.
Les medias et les politiques pourraient bien, en bons derniers, aller se faire voir !

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