Contre l’extrême violence, une extrême rigueur s’impose. La même pour tous.

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Premier film de Paul Newman : Somebody Up There Likes Me, 1956

Des jeunes gens qui s’insultent et se tabassent en plein jour, en pleine ville, cela n’est pourtant pas une nouveauté.  Les sorties de classes en ont toujours été friandes, mais cela ne tirait pas, le plus souvent, à conséquence.  Il semble que l’on aille, désormais, beaucoup plus loin et, même si l’on a pu voir des faits semblables au cinéma, il ne s’agissait pas le 6 juin dernier à Paris, d’individus tout à fait ordinaires, mais de jeunes gens politiquement opposés, ce qui peut rendre un peu nerveux, mais heureusement pas forcément criminel.)

L’un d’eux, parmi les plus chétifs prend cependant un très mauvais coup, et  meurt. Sans doute est-ce bien un drame. Une mort aussi stupide qu’inutile. Un drame d’autant plus affreux que c’est pour une vétille, en somme, que la bagarre s’est déclarée. C’était peut-être aussi pour une autre vétille que plus tôt, dans la matinée, un drame similaire arrivait  dans le Jura. Sans autre audience que celle, apparemment, du journal local, Le Progrès. 

Il y a pourtant quelque chose scandaleux à la « promotion » qui est faite à l’ évènement parisien, ciblé sur l’appartenance des protagonistes à des groupuscules politiques extrêmistes. Je ne vois pour ma part rien de vraiment politique à cette bagarre : c’est l’insulte prise au premier degré qui est devenue ici  source de conflit et non de prétendus « idéaux ». Les uns valent d’ailleurs les autres : il n’y a jamais rien de bons aux extrêmes, qu’ils soient de droite ou de gauche et le tropisme qui tend à béatifier tout ce qui vient de « gauche » commence a devenir vertigineux. On voudrait faire d’un gamin d’extrême gauche le martyre de l’extrême droite quand il n’a été au fond que la malheureuse victime d’individus violents et particulièrement costauds interpellés à l’envi par des étudiants qu’ils n’étaient pas allés chercher.

Notre Premier Ministre envisage aujourd’hui de dissoudre ou d’interdire les extrêmismes « de droite ». Qu’il ait au moins l’honnêteté de dissoudre TOUS les extrêmismes, si toutefois il le peut !

La violence est partout où l’on veut bien la voir, où les différences engendrent les conflits. La politique elle-même (chose publique) n’a pas pour mission première de casser la figure des militants. Mais si les militants sont violents, il convient alors  de les neutraliser.

Que l’on se souvienne aussi de ce quidam d’Epinay sur Seine : « Le 27 octobre 2005, au premier jour des « émeutes de 2005 », Jean-Claude Irvoas, un employé d’une firme de mobilier urbain est battu à mort par deux individus de 19 et 23 ans au moment des faits dans le quartier d’Orgemont. Il était occupé à photographier un lampadaire pour le catalogue de la compagnie havraise ETI, qui fabrique des lampadaires anti-vandalisme. »

Encore un qui a tragiquement fait les frais de ces différences qui engendrent tant de conflits.

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