Un grand pape, un petit président : François, François et… François

Hommage d'un citoyen d'Assise à François, Giotto

Hommage d’un citoyen d’Assise à François, Giotto

Entre celui qui va désormais guider un milliard deux cent millions de catholiques et celui, élu pour 5 ans (plus que 4 !) qui préside à la destinée d’un pays de  65,2 millions de Français, il n’y a pas grand chose à comparer.

Ils ont apparemment en commun de n’aimer pas les riches. Mais ce qui est traditionnel dans l’Eglise à la lecture des Evangiles, n’est chez le Président de la France qu’une attitude, qu’il est en train de faire payer très cher à son pays et à ses habitants. Car il est loin de ressembler à son modèle notre président,  l’autre François, tout petit  aussi, qui parvint en deux ans à mettre à genoux une France que lui avait laissée bien riche le pauvre Giscard, lâché par l’autre droite, celle qui est toujours contre. Car c’est le sort de la France, que de n’avoir jamais pu s’unir à droite. L’esprit de la Fronde, entre Bourbons et Orleans. La droite la « plus bête du monde » toujours prête à perdre les rênes d’un Etat qu’elle est pourtant la seule capable de gouverner. Mais cet autre François, émule s’il en est de Machiavel était intelligent, diablement cultivé et finalement pas très à gauche. Il comprit bien vite qu’après avoir lâché la bride à ceux par qui il avait pu être élu,  il fallait tout de même redresser ce pays qu’il aimait. Il y parvint et la Bourse ne fut jamais si haute.

Ce François-là avait une vie privée discrète,  bien cachée :  il avait réussi à faire élever en secret et à entretenir, à nos frais, une fille d’abord illégitime qui fut ensuite reconnue. Nous ne le sûmes que très tard, quand tout était joué. Nous n’avions plus alors, qu’à commenter.

Celui d’aujourd’hui prétend imposer aux Français un « mariage pour tous » pour lequel ils auraient souhaité être consultés, alors que lui-même, qui de toute évidence méprise le mariage au-delà de toute mesure, a été capable de faire ici et là des enfants reconnus, certes, mais dont il n’a jamais prétendu épouser la mère, cet homme qui impose et affiche  sa maîtresse,  par ailleurs mariée et qui prétend porter encore le nom de son époux et que nous, contribuables sommes censés entretenir avec tout son staff, soit plus de 10 personnes au moins. Cela semble a priori plus coûteux que l’éducation d’une seule fille. Mais ce n’est qu’un détail parmi d’autres.

Voilà où va la France,  droit dans le mur, à ce qu’il semble.  Les Français qui souhaitent que soient encore maintenues en ce pays certaines valeurs auxquels ils sont, tout comme notre nouveau Pape, très attachés, comme celle de la Famille et de la filiation,  fondatrice de toute société humaine,  ceux-là manifestent en vain. Ils seront sans doute encore plus nombreux qu’en janvier dimanche prochain, le 24 mars. Osera-t-on leur interdire de se faire entendre, ou même de parvenir aux Champs-Elysées, comme une certaine presse le laisse entendre. Osera-t-on encore mentir sur leur nombre ? Osera-t-on, cette fois encore, les ignorer ?

Combien de temps les Français supporteront-ils tous les mensonges que le pouvoir leur sert chaque matin et ce mépris, surtout, où on les tient ?

 

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